Communiquer a distance... comment est-ce possible?

Comment est-il possible que, malgré la distance, nous puissions échanger des pensées avec un animal? Sur base d'une photo qui plus est!


Encore une fois, aucune étude scientifique n'a pu à ce jour expliquer ce phénomène, mais cela finira bien par arriver, la science est un immense paquebot: nous ne pouvons pas lui reprocher sa lenteur. Heureusement que nous n'attendons pas après elle pour avancer, et comme disait un certain Max Planck:« Une théorie nouvelle ne triomphe jamais. Ce sont ses adversaires qui finissent par mourir. ». Gageons que "la science" permettra d'expliquer dans le futur ce que des milliers de personnes expérimentent chaque jour, et ne nous privons pas de tenter l'expérience.


Cependant, pour les plus sceptiques d'entre vous, dont le mental vigilant restera perturbé par la question, je vais tenter une réponse concrète.


Parlons d'abord d'information. Tache ardue s'il en est que celle de définir l'information, notamment parce qu'il s'agirait d'un concept et qu'un concept par définition n'existe pas dans la matière puisqu'il s'agit de la représentation abstraite d'un ensemble d'objets! Alors, par où commencer?


Comme toujours dans mes moments de page blanche intellectuelle, je reviens à l’étymologie. « Information » trouve sa racine dans la langue latine, du verbe informare qui se traduit par "mettre en forme" et du nom commun informatio, onis qui se traduit par dessin (représentation d'objets), esquisse (ébauche de dessin), idée (pensée..), conception (que l'on se fait de..)


L'information désigne à la fois un contenu et son contenant. Il y a dans une information une donnée, une forme par laquelle cette donnée est communiquée ou perçue et le sens que le sujet qui perçoit donne à cette information.


L'information en elle même est IMMATERIELLE. Elle ne peut ni se mesurer, ni se quantifier, ni s'observer. Seuls les supports à l'information, appartenant au monde matériel, sont mesurables, quantifiables et observables. Cependant il existe une infinité de supports à l'information: tout ce qui vous entoure, matière ou énergie, et que vous percevez, est un support pour de l'information. Vous donnez perpétuellement du sens à ces informations que vous percevez par le biais des supports qui la véhiculent et de vos sens. Toutefois, l'information est indépendante du support, elle peut changer de support ou être présente en soi, sans support (donc imperceptible).


Mais où se cache l'information? À la fois partout et nulle part! L'information est douée d'ubiquité: elle est partout en tout temps. L'information échappe aux lois d'espace et de temps.


Pourquoi je vous parle d'information? Eh bien parce que, lors d'une communication avec un animal (une communication tout court aussi d'ailleurs), nous échangeons de l'information. Oui, mais..! ni l'animal, ni moi, ni vous-même n'êtes doué d'ubiquité! Alors? Kesako?


Puisque nous ne sommes pas doués d'ubiquité, lors de la communication, nous restons dans notre fauteuil, sous un plaid, en méditation. Quant à l'animal, lui, il reste dans son pré ou dans son panier. Du moins en est-il ainsi pour notre corps et notre énergie. Notre conscience, par contre (aargh ! encore un concept indéfinis!) peut vivre l'expérience d'un déplacement même si le corps qu'elle occupe habituellement ne se déplace pas. C'est la fameuse expérience de dissociation provoquée par les états modifiés de conscience.


C'est parti pour une petite définition de la conscience qui reste, pour André Comte-Sponville lui-même "l'un des mots les plus difficiles à définir!" entre autre parce que, en tant qu'être conscient, il s'agit de s'auto-définir. L’étymologie vole à mon secours et nous dit que conscience vient de « cum », qui se traduit par "avec" et « scientia » qui se traduit par "la connaissance". La conscience peut se définir comme un regard porté à partir de la connaissance que l'on a de ce que l'on observe. J'observe le JT avec la conscience que j'ai du bien et du mal. J'observe mes états d'âme avec la conscience que j'ai de moi-même.


Ainsi plus la connaissance de soi et du monde grandit, plus la conscience grandit. Dans « la connaissance », j'inclus les concepts, expériences et perceptions. D'après mon expérience, communiquer avec les animaux fait croître la conscience. De soi. De l'autre. De l'environnement. De la portée de nos actes.


Comme l'information, la conscience ne se mesure pas, ne se quantifie pas et ne s'observe pas en soi. Elle appartient à l'immatériel. À l'imperceptible. Nos actes, nos pensées, nos mots peuvent être le reflet de notre conscience mais la conscience elle-même se situe hors du temps et de la matière, pour moi la conscience est information.


La connexion qui s'établit entre un humain et un animal qui communiquent à distance, sans l'utilisation de matière, ni d'énergie, concerne la part immatérielle et similaire de ces deux individus : leur conscience.


Et si un jour, grâce à la mécanique quantique, nous pouvions créer des instruments de mesure capable de mesurer la conscience?


Je me suis intéressée, pour trouver des réponses aux nombreuses questions qui me traversent au sujet de cette manière de communiquer avec le vivant, à la communication quantique. Un mode de communication entre des molécules de l'infiniment petit, qui permettrait de communiquer une information sans qu'aucune particule se déplace entre le destinateur et le destinataire, et qui fait l'objet de recherches à l'heure où le stockage de l'information coûte cher à la planète.


C'est ainsi que je suis tombée sur des articles intéressants qui traitent de l'intrication quantique. Si vous êtes féru de sciences, je vous invite à poursuivre des recherches plus approfondies sur la question. Pour les autres voici en gros ce que ça donne : Vous prenez deux électrons qui n'ont jamais été en contact. Tous deux sont solitaires, ils vaquent à leurs activités en n'ayant absolument pas conscience l'une de l'autre.


Jusqu'au jour où un physicien crée les conditions pour qu'ils se rencontrent : les deux électrons vont se mettre à interagir physiquement. Pour les besoins de l'expérience, ces deux électrons sont ensuite séparés brutalement. C'est ce qu'on appelle une intrication quantique. Et c'est là qu'il se produit un phénomène particulier : dès l'instant de leur séparation, ils se mettent à partager le même état quantique, et cela QUELQUE SOIT LA DISTANCE ENTRE EUX! Ce qui signifie que la mesure du premier électron modifie INSTANTANÉMENT l'état de l'autre, même si ce dernier est à l'autre bout de l'univers! Sachant que dans l'infiniment petit, toute action de mesure ou d'observation modifie instantanément la particule observée.


L'information "être mesuré" ou "être observé" ne se déplace pas entre les deux particules, il n'y a pas d'action de cause à effet. Cette information concerne INSTANTANEMENT les deux électrons. Ainsi, on dira que du fait de leur intrication, deux électrons deviennent un même système. Dès lors, l'information ne doit pas se déplacer entre deux systèmes (à noter que tout déplacement entre deux systèmes ne peut dépasser la vitesse de la lumière). Dans l'infiniment petit, il est possible que le temps et l'espace n'existent pas. Si la vitesse de la lumière est effectivement une limite indépassable, on doit forcément admettre que deux particules intriquées agissent comme un seul système, ce qui implique sa non-localité.


Cette expérience démontre qu'il est possible qu'une information soit partagée instantanément par deux particules séparées, sans avoir été transportée sur un support (pas de déplacement de particules).


Lors d'une communication avec un animal, nous créons une connexion au niveau de la conscience, laquelle, étant immatériel, se soustrait aux lois d'espace et de temps.


Nous partageons des informations qui nous apparaissent à nous sous la forme de perceptions (pensée concrète), créées de toutes pièces par notre cerveau même si elles s'avèrent tout à fait exactes (comme décrire avec précision la salle à manger d'un appartement où vous n'avez jamais mis les pieds), sans que l'information ait eu besoin d'un support pour se déplacer, à l'instar des deux électrons intriqués lors de l'expérience de mécanique quantique citée ci-dessus.


Quant à la photo, elle ne représente qu'un support de communication qui nous permet de savoir à quoi ressemble l'animal avec lequel nous allons communiquer. C'est un média, et c'est bien avec l'animal représenté sur la photo que nous communiquons, non avec la photo elle-même. Cela va de soi, la photo n'ayant pas de conscience !

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© 2017 Charlotte Letient

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